Non à la solidarité européenne à deux vitesses

Alors que les dirigeants européens se sont accordés lors d’un sommet dit de la dernière chance pour sauver la Grèce, et par la même l’euro, on apprend que la Commission européenne va diviser par cinq son aide aux associations d’aide alimentaire dès 2012.

Il s’agit d’un coup de massue pour les associations d’aide aux plus démunis, comme les Restos du coeur, les banques alimentaires, la Croix-Rouge ou encore le Secours populaire.

Le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) est un apport important. Il équivaut à 23% de la distribution alimentaire annuelle pour les Restos du cœur, 33% pour les banques alimentaires, et jusqu’à 50% pour le Secours populaire !

Les députés européens les députés européens ont adopté une proposition qui inclurait dans la politique agricole commune la notion de soutien aux plus démunis. Mais elle doit être entérinée par le Conseil des ministres européens, et certains pays bloquent encore.

Le nombre de demandeurs ne cesse d’augmenter en raison de la crise économique et sociale. Il ne peut y avoir une solidarité européenne à deux vitesses: celle pour se prémunir des attaques spéculatives contre les Etats et celle pour les plus démunis. La France doit donc peser de tout son poids, comme elle l’a fait pour sauver la Grèce, pour sauvegarder l’aide européenne aux plus démunis.

Si l’Union européenne veut se rapprocher de ses citoyens et ne pas apparaître comme le terreau de politique néo ou ultralibérales, elle se doit d’aider les plus fragiles, qui sont les premières victimes de la crise et des attaques spéculatives.

Jérôme Charré

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