Lutter contre la dette, la crise et la misère

La démission de Xavier Emmanuelli du Samu social, qu’il a fondé en 1993, est un cri d’alarme face à la façon dont l’Etat abandonne l’hébergement d’urgence. Ainsi, avec les coups budgétaires drastiques, le nombre de places est fortement revu à la baisse.

Je déplore qu’un homme aussi impliqué, courageux et sincère estime qu’il ne peut plus mener sa mission. Je regrette d’autant plus l’absence de réaction de la part du gouvernement face à cette détresse sociale.

Notre pays, malgré la promesse de cette République généreuse, laisse des personnes dans une extrême difficulté. Et ce, même en période de croissance.

En ce qui me concerne, j’estime que même si nous devons faire face à la crise économique et en même temps réussir à réduire notre déficit et notre dette publique, cela ne doit pas se faire au détriment des plus fragiles.

Au contraire, c’est parce que nous sommes dans une période économique délicate, que l’Etat doit mettre tout en oeuvre pour aider celles et ceux, plus nombreux qu’en période de croissance, à affronter les difficultés. Sans tomber dans l’assistanat, j’estime que l’Etat ne doit pas laisser de personnes à l’abandon.

Les coupes budgétaires décidées par Bercy sont désastreuses. En effet, elles mettent à mal les associations et les services qui pallient aux défaillances de notre Etat prétendu providence. On diminue les crédits de cette protection sociale au lieu d’avoir mener de véritables réformes de structure. Et nous courons à de véritables drames.

Jérôme Charré

Crédits photo: Besoindair sur Flickr

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