L’Antiquité rêvée

4270770389.gifDepuis quelques années, nous avons une certaine nostalgie des années 1950, puis 1960, 70, 80 et 90. Ce fameux « c’était mieux avant » est assez récurrent dans l’histoire des hommes. En effet, lorsque, dans plusieurs villes d’Italie, des érudits redécouvrent des oeuvres de l’Antiquité, ils en sont incroyablement passionnés. Dès lors, la Renaissance fait place au Moyen-Âge.

Les artistes se mettent alors à rêver cette Antiquité qui leur permet de s’extraire du mode de pensée médiéval. On réinterprète alors cette longue période de l’Histoire, et ce dans toute l’Europe.

L’exposition présentée au Musée du Louvre jusqu’au 14 février, L’Antiquité rêvée, Innovations et résistances au XVIIIe siècle, met en lumière les différentes expériences qui, dans l’Europe entière, ont été menées pour renouveler les formes et les thèmes artistiques, entre 1720 et 1790.

Une centaine d’œuvres majeures est proposé au public. Elles illustrent ces processus d’innovation, d’émulation voire de résistance à l’antique dans l’Europe du XVIIIe siècle, qui éclairent les tensions au cœur même de la démarche créatrice.

A titre personnel, j’ai apprécié cette exposition car elle présente des oeuvres d’artistes de toute l’Europe (Italie, France, Royaume-Uni, Irlande…). La variété des supports est également intéressante: peintures principalement, sculptures, dessins, gravures, arts décoratifs.

Aussi, il est toujours instructif d’apprendre et de découvrir comment à partir d’un même élément, ici l’Antiquité et ses mythes, des artistes s’en inspirent. On constate que comme aujourd’hui où certains se permettent de juger le passé avec la conscience d’aujourd’hui, les artistes du XVIIIe siècle étaient également partagés. Ils avaient de l’Antiquité la lecture de leur contemporanéité.

Je vous invite à consacrer quelques minutes de votre temps pour découvrir cette exposition fort passionnante. Vous regarderez avec vos yeux du XXIe siècle des oeuvres d’artistes du XVIIIe qui retranscrivaient leur propre sentiment de l’Antiquité, une mise en abime en quelque sorte.

Jérôme Charré

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