Cela faisait longtemps que je n’avais pas évoqué ici mon projet immobilier. Pourtant depuis le dernier article, il s’en est passé des choses : surprenantes comme agréables.

D’abord, depuis la visite « cloisons », l’immeuble et mon futur logement ont plus qu’avancé. La livraison est prévue d’ici un bon mois. Le promoteur, Vinci Immobilier, permet des visites de pré-livraison afin de voir son logement quasi-terminé, de détecter les éventuels défauts pour les corriger pour la remise des clés. Ce fut une visite bien sympathique. D’abord, le travail réalisé ne présente pas de défauts majeurs a priori. Il y a quelques détails par-ci, par-là. Ils sont tous consignés par le promoteur. Après deux ans d’attente depuis la signature du contrat de livraison, cela la chose beaucoup plus concrète et l’attente encore plus difficile. Pour faire patienter, rien de tel que de se plonger dans les réflexions pour aménager et décorer son futur bien pour en faire le petit nid douillet tant espéré.

Avant cela, habiter un immeuble neuf c’est aussi participer à la mise en place d’un syndic de copropriété. Ce fut ma première expérience en la matière, ce qui peut expliquer mes quelques surprises.

D’abord, le promoteur fait appel à un syndic provisoire pour commencer à organiser la copropriété: initier les premiers contrats (ascenseurs, nettoyage, maintenance, etc.), travailler aux premières règles pour les consommations d’eau et de chauffage, représenter les copropriétaires par rapport aux intervenants extérieurs, convoquer la première Assemblée générale.

Avant cette première AG, le promoteur avait organisé une réunion d’information sur l’avancement des travaux, les dates prévisionnelles de visites et de remises des clés, quelques éléments pratiques, mais aussi rencontrer le syndic provisoire, en l’occurrence une agence Foncia. Un autre syndic contacté par une copropriétaire est également présent. En revanche, première surprise, le bailleur social qui détient un quart des lots n’a daigné convié un représentant pour se faire connaître des copropriétaires particuliers.

Dans le cadre de la première Assemblée générale, nous recevons une liasse conséquente pour un ordre du jour fourni : désignation du syndic, désignation des membres du conseil syndical, choix des répartitions d’eau et de chauffage, choix esthétiques, signature de contrats… Mais, par acquis de conscience, j’ai épluché les documents et fait des recherches sur internet. Nouvelle surprise, désagréable, les propositions faites par Foncia sont dans le collimateur de l’Association des Responsables de Copropriétaires (ARC). Ainsi, plusieurs éléments sont considérés comme des abus de la semaine. Et notre proposition de contrat en était truffée. Ajoutons à cela, deux petites pirouettes avec une proposition d’option payante pour un service de maintenance en plus du contrat de base d’un côté et le recours au courtier maison pour l’assurance de la copropriété. De quoi s’enfermer dans un « système propriétaire » Foncia. En revanche, les autres propositions de syndic semblaient plus conformes et plus lisibles. Le choix du syndic est un point important dans la courte vie d’une copropriété. Il importe de bien lire les documents et de se faire accompagner au besoin. Car, l’argument d’une conformité à la loi ALUR ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt.

Mais, au cours de l’Assemblée générale, nous découvrons que nous ne sommes pas seuls. En effet, au départ, les informations que nous avions indiquaient qu’il y avait un bailleur social, l’I3F et des particuliers. Nous apprenons qu’il y a aussi in investisseur avec 37 lots (sur 100 !) en une filiale de la Caisse des dépôts, la SNI. Or, avec ce montage, il ne reste plus que 33 particuliers. Les décisions peuvent être prises par la SNI (37 lots) et l’I3F (33 lots) sans que nous n’ayons finalement notre mot à dire. Cette découverte a tout de même plombé l’Assemblée. En effet, la SNI comme l’I3F n’ont pu ou voulu un émissaire, mais ont émis un pouvoir. Il fallait espérer que les deux entités ne soient pas d’accord sur tout. Ce fut le cas pour le choix du syndic et d’autres éléments. Pour autant, ce mécano implique que les copropriétaires particuliers dont je suis soit le plus souvent groupé dans leurs décisions et impliqué dans la vie de la résidence.

Ensuite, une fois le choix du syndic effectué, le syndic provisoire signe un PV de carence et quitte l’Assemblée, nous laissant en plan avec l’ordre du jour qu’il a préparé à son avantage. Il aurait été agréable de finir de mener cette première Assemblée générale.

Après, il faudra étudier d’autres documents les contrats avec les différents intervenants (assurances, sociétés de nettoyage, jardinage, ascensoriste, etc.) afin de comparer les différentes propositions. Là encore, un accompagnement peut s’avérer nécessaire pour prendre la décision la plus pertinente. Un bon syndic peut constituer cet accompagnement. Dans notre cas, comme l’essentiel des propositions étaient issus de Foncia, syndic provisoire, qui n’a été retenu, c’était un peu compliqué comme situation.

Néanmoins, cela a permis de mettre le nez dans les affaires d’une copropriété naissante afin de se placer dans une certaine sérénité pour la future installation.

Share This