Ce sera donc François Hollande

Francois HollandePour une première, la primaire socialiste a été une réussite incontestable. Le second tour a attiré plus d’électeurs que le premier. Cela confirme un intérêt des citoyens de participer au processus de désignation des candidats. Le choix d’un champion est habituellement celui des adhérents des partis politiques. Cette innovation va, je pense, s’imposer pour les échéances suivantes.

Cependant, ces futures primaires s’appliqueront-elles à des coalitions comme en Italie ou à des élections législatives ou locales ?

Fort de ce succès, les partis politiques français vont, me semble-t-il, évoluer. La détection et la formation de futurs candidats vont devenir essentiels. En effet, si on regarde les exemples américains ou italiens, les primaires ne donnent que peu de chances à des perdants. La quatrième place de l’ancienne candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, a illustré cet effet des primaires qu’est le renouvellement.

Ce renouvellement est sans doute porté par celui qui vient d’être désigné candidat à la présidentielle, François Hollande. Lorsqu’il a annoncé sa candidature en mars, sa désignation était loin d’être gagnée face à Dominique Strauss-Kahn. L’histoire du Sofitel, la candidature à reculons de Martine Aubry, et une bonne campagne auront réussi à changer la donne.

Désormais, le plus dur reste à faire pour François Hollande. Il a eu le soutien de tous les concurrents éliminés du second tour, mais il devra rassembler le Parti socialiste dirigé par son adversaire Martine Aubry. Est-ce que les événements permettront à François Hollande de succéder à un autre François ?

Jérôme Charré

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