Bonne chance Emmanuel Macron, bonne chance à la France

Bonne chance Emmanuel Macron, bonne chance à la France

Il y a quinze ans, je décidais de m’engager en politique. Cela faisait suite d’une part à un intérêt depuis mon plus jeune âge et d’autre part au choc qu’avait été l’ascension du second tour de l’élection présidentielle de Jean-Marie Le Pen. Le choc, le séisme du 21 avril 2002.

A cette époque, un discours m’avait séduit, celui prôné par François Bayrou, celui de la relève, non seulement des hommes, mais aussi des pratiques politiques, celui de la France humaine, rassemblant enfin le pays. Aujourd’hui, à la suite de circonstances exceptionnelles, cette vision du monde accède enfin au pouvoir en la personne d’Emmanuel Macron.

Cette élection répond d’abord à une volonté farouche des Français au renouvellement des hommes et des pratiques politiques, au gouvernement des compétences et des bonnes volontés, au dépassement de clivages archaïques mais confortables. Elle est aussi le résultat d’une campagne complètement inédite où malgré l’organisation de primaires au sein des familles politiques classiques, les candidats désignés n’ont su ou pu convaincre les électeurs, où les affaires plus ou moins légales ont discrédité la classe politique. Elle est enfin le signe d’un appel du peuple à ce que l’on réponde à leurs difficultés davantage qu’à celles du pays ou des autres, d’un cri et d’une souffrance jusqu’ici du moins mal considérés sinon ignorés ou oubliés.

Ces circonstances ont amené à une partition du pays en quatre principaux pôles politiques représentés par Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Pour la première fois de notre histoire, quatre candidats atteignaient environ 20% des voix avec des projets résolument marqués. Pour la première fois de notre histoire, le second tour se refusait aux candidats des partis traditionnels qui se sont succédés au pouvoir depuis des décennies. Pour la première fois de notre histoire, deux visions antagonistes de la France, de l’Europe et du monde se faisaient face.

L’élection d’Emmanuel Macron dont je me félicite porte une espérance nouvelle pour les Français, pour notre pays, pour l’Europe, pour le monde.

Pourtant, désormais la tâche est immense. Emmanuel Macron va devoir s’atteler à rassembler les Français, au-delà de ceux qui ont voté pour lui dès le premier tour. Il va devoir créer les conditions nécessaires à l’établissement d’une majorité parlementaire de rassemblement. Il va devoir tout mettre en oeuvre pour répondre aux craintes des Français de plus en plus nombreux qui souffrent, notamment les classes moyennes qui décrochent. Il va devoir s’attacher à redresser notre pays, au-delà des nécessaires aspects budgétaires et comptables, retrouver notre école, rénover notre système de protection, relancer notre économie, libérer les énergies et les talents. Il va devoir restaurer l’idéal européen et rénover la construction européenne. Il va devoir retrouver la position originale de la France sur la scène internationale. Les chantiers sont nombreux. Les enjeux sont cruciaux. La situation est critique. Mais, c’est pour cela que des solutions nouvelles sont nécessaires.

Je souhaite bonne chance à Emmanuel Macron pour mener à bien sa mission. Je lui souhaite de réussir pour mes concitoyens et pour mon pays.

Jérôme Charré

Bref. c’est fini

Bref. c’est fini

Il y a quatorze ans, quelques mois après le séisme du 21 avril 2002 où le candidat d’extrême-droite, Jean-Marie Le Pen, était qualifié au second tour de l’élection présidentielle face à Jacques Chirac, séduit par la démarche, le discours et les idées de François Bayrou, je décidais d’adhérer à un parti politique : l’UDF. Aujourd’hui, j’ai pris la décision de quitter le Mouvement Démocrate qui lui a succédé.

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Emmanuel Macron ou l’aspiration au changement

Emmanuel Macron ou l’aspiration au changement

Depuis sa nomination au poste de ministre de l’Économie, et plus encore avec sa démission du gouvernement, Emmanuel Macron est sous le feu des critiques. L’homme agace la gauche conservatrice par ses positions social-libérales. Il inquiète aussi bien la gauche de gouvernement que la droite modérée, en passant par les centristes et démocrates. Pour autant, des appels à la discussion ont été par Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI. Mais, surtout au-delà du paysage politique français, Emmanuel Macron attire aussi. Son mouvement, En marche, attirerait 75 000 adhérents en seulement quelques mois. (suite…)