Après deux ans d’absence, la saga Assassin’s Creed revient un nouvel épisode dont la trame se situe au coeur de l’Egypte antique. L’objectif d’Ubisoft est de relancer une série qui commençait à lasser du fait des sorties annuelles, truffées de bugs. Ici, Origins a vocation de retrouver les faveurs du public. Est-ce un pari réussi ?

Assassin’s Creed Origins nous place au coeur de l’Egypte ancienne, ou plutôt de l’Egypte hellénisée avant sa conquête par les Romains. Ainsi, l’action se situe en 48 avant J.-C., c’est-à-dire à l’époque où le Pharaon Ptolémée XIII est à la tête de l’Égypte. Le pharaon doit faire face aux velléités de pouvoir de Cléopâtre, Pompée et Jules César. Dans ce cadre historique, on suit Bayek, un protecteur du peuple ou medjay. Ce dernier va être lancé dans une quête qui se mêlera à la grande histoire.

Si l’est une réussite des Assassin’s Creed, c’est le talent des développeurs Ubisoft pour recréer avec brio les époques. Cet épisode ne déroge pas à la règle. D’Alexandrie à Gizeh, de Memphis au désert, l’Egypte est majestueusement modélisée. On prend plaisir à parcourir cette région et à découvrir visuellement les trésors antiques comme le phare d’Alexandrie, les pyramides de Gizeh, les différents temples en l’honneur des dieux égyptiens ou grecs. Ubisoft a réussi à diversifier les centres d’intérêt pour parcourir ce monde : hauteurs pour les synchronisations, exploration de tombeaux, cours de chars, forts ennemis, cercles de pierre, énigmes à chercher, trésors à débusquer.

Le scénario est bien ficelé. Les aventures de Bayek s’intercalent avec la grande histoire avec efficacité. Quant à la quête de notre medjay, elle est suffisamment variée pour ne pas être répétitive. Les personnages principaux, qu’ils soient favorables ou non à Bayek, sont bien travaillés. Un soin particulier est donné à Aya, la femme de Bayek, qui a le droit à quelques missions jouables. Aussi, les quêtes annexes sont scénarisées et s’intercalent assez bien dans l’histoire principale. Elles sont également variées dans leurs contenus et leur longueur. En revanche, l’histoire du présent est faiblarde. Elle ne présente pas un grand intérêt.

Le jeu évolue sur deux points majeurs. Le premier est le système de combat. Il faut savoir gérer son combat, notamment quand il y a plusieurs ennemis. Le fait de pouvoir se concentrer sur l’un de ses adversaires et celui de gérer la jauge de superpuissance apporte un côté plaisant. Il est regrettable que l’infiltration soit encore un peu aléatoire. Parfois, les ennemis nous repèrent on ne sait comment. Parfois, on peut aisément circuler sans que cela n’éveille quoi que ce soit. L’autre nouveauté est un système d’acquisition de compétences (guerrier, chasseur, clairvoyant) et d’équipements (arcs, lances, épées, boucliers, etc.). Cela donne une certaine saveur au jeu.

Dès lors, Assassin’s Creed Origins méritait de se faire attendre deux ans. Le jeu est abouti, soigné et majestueux. L’univers visuel est beau, le scénario et les personnages bien travaillés, les actions à mener sont variées et diverses. Il reste encore quelques petites choses à corriger. Mais Ubisoft a compris que deux ans est un rythme de publication suffisant pour créer et développer des jeux aboutis comme celui-ci.

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